Chirurgie esthétique
Les différentes méthodes
Reconstructrice réparatrice

Une expérimentation de 5 000 ans

Des chercheurs ont découvert sur le crâne de ce qui pourrait être une vache, des marques de trépanation. Selon eux, cela pourrait être la plus ancienne expérimentation d’un acte chirurgical.

Il ya trente ans, des scientifiques découvraient le crâne d’un bovidé troué, dans la Marais Poitevin. Très vite, on essaie d’en savoir plus sur ce qui aurait pu causer ce trou. L’hypothèse première serait un coup de corne d’un congénère.

Mais aujourd’hui, le Docteur Alain Froment, directeur scientifique des collections d’anthropologie du Musée de l’Homme, propose une autre version. Avec Fernando Ramirez-Rozzi du CNRS, ils ont demandé à réétudier le crâne en question, pour y trouver des indices. C’est le trou qui a attiré l’attention du Docteur Froment. D’une taille de 50 mm sur 65 mm, il porte des marques de stries, telle que l’on en trouve sur les silex. De plus, il n’y a aucune marque de cicatrisation. Les deux chercheurs comparent les stries a ceux observé sur les crânes humains trouvés en Vendée, datant de la même époque. Les résultats sont similaires.

Bien sûr, les scientifiques ne peuvent rien affirmer avec certitude mais selon eux, ce bovidé aurait servi à des expérimentations chirurgicales. La trépanation était un acte très risqué, les humains de l’époque ont donc du tester leurs techniques sur des animaux. On savait déjà que les hommes préhistoriques pratiquaient la chirurgie depuis le Mésolithique. Des traces d’amputations et de trépanations ont déjà été retrouvées sur des ossements. Mais jamais jusqu’ici on a pu prouver que les êtres humains de cette période s’entraînaient. La trépanation était pratiquée pour réparer des fractures du crâne, mais aussi pour chasser les mauvais esprits.

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Cet article a été publié le vendredi 29 octobre 2010 à 13 h 22 min et est classé dans news. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.